Publié le 24 mars 2025 sur Libre Média
Par Dr. Bernard Massie 

Et si une part importante du « covid long » était en réalité causée par la vaccination? Bernard Massie, expert en virologie, soulève ici une hypothèse troublante, étayée par des données ignorées du débat public.

Parmi les dérives constatées dans la gestion de COVID-19 figurent des mesures liberticides qui ont causé des ravages durables sur la santé physique et mentale des individus, tout en fragilisant le tissu social et les institutions.

À cela s’ajoute un transfert éhonté des richesses, des plus démunis et de la classe moyenne vers les plus aisés. Sans oublier le surendettement collectif, conséquence des politiques gouvernementales déployées dans l’urgence et souvent dans l’opacité, ouvrant la voie à des dérives financières, nourries par l’incompétence et la corruption.

De profondes séquelles

Au même titre que cet endettement massif, qui hypothèque la santé financière de nos sociétés pour des générations, la gestion médicale hasardeuse de la maladie provoquée par le SRAS-CoV-2 a laissé des séquelles profondes.

L’absence, voire l’obstruction, de traitements adaptés, conjuguée à l’imposition de vaccins géniques présentés comme une solution unique, mais dont l’efficacité et la sécurité sont désormais fortement contestées, prolonge les souffrances physiques et psychologiques à long terme.

Parmi ces séquelles, l’une des plus préoccupantes est ce que l’on appelle communément le «Covid long».
Voici mon analyse sur ce sujet complexe et controversé, ainsi que sur les syndromes de blessures post- vaccinales, qui présentent des profils symptomatiques similaires, désormais désignés sous le terme de  « Vax long » .

Rien que sur PubMed, on recense plus de 38 000 articles scientifiques consacrés à ces problématiques. C’est dire l’ampleur et la complexité de ce phénomène, difficile à démêler!

Lecture critique de la littérature scientifique

Dans le cadre de cette revue de la littérature, j’ai travaillé en gardant à l’esprit une réalité troublante: dans le domaine de la santé humaine, une majorité d’articles publiés dans des revues scientifiques, même à comité de lecture, présentent des résultats non reproductibles, voire carrément frauduleux.

Le taux de rétraction d’articles douteux ou falsifiés est alarmant, comme cela a été largement dénoncé ces dernières années, y compris par des rédacteurs en chef de revues aussi prestigieuses que le New England Journal of Medicine ou The Lancet.

L’un des principaux moteurs de cette fraude est constitué par les conflits d’intérêts, lesquels conduisent à des décisions en matière de santé publique souvent préjudiciables.

C’est dans ce contexte que l’approbation accélérée, hautement contestable, des vaccins géniques contre la COVID-19 par la FDA aux États-Unis a eu lieu. Cette validation, accordée dans le cadre de procédures d’urgence, a ensuite servi de modèle à d’autres agences de régulation, notamment au Canada.

Le tout s’est opéré avec le soutien d’un écosystème scientifique largement financé par l’industrie pharmaceutique, où les biais sont accentués par des interventions politiques déconnectées de la rigueur scientifique.

En définitive, seuls des chercheurs et experts véritablement indépendants, exempts de conflits d’intérêts, sont en mesure de distinguer le bon grain de l’ivraie dans cet océan d’informations, afin de proposer une analyse rigoureuse et impartiale.

Un déni qui perdure

Comme vous le constaterez, les preuves sont aujourd’hui accablantes: les atteintes vaccinales, par leur diversité, leur fréquence et leur gravité — allant parfois jusqu’à la mort — sont irréfutables.

Et pourtant, leur non-reconnaissance officielle reste sidérante. Ce déni constitue une double trahison pour les victimes, qui bien souvent ont été contraintes à se faire vacciner, et à qui l’on refuse ensuite non seulement la reconnaissance de leurs souffrances, mais aussi l’accès à des soins adaptés à leurs blessures post-vaccinales.

Dans ce contexte, il devient légitime de considérer les formes de covid long résultant d’infections récurrentes comme l’un des effets indésirables majeurs de la vaccination.

Le problème est flagrant avec les « vax longs », souvent dissimulés sous le terme «covids longs» pour minimiser la responsabilité des vaccins géniques. Des experts, comme le Dr Robert Redfield, ex-directeur du CDC, constatent que la majorité de leurs patients présentant des symptômes persistants sont vaccinés, leurs troubles étant à tort attribués au covid long.

Ces syndromes post-vaccinaux prolongés, même sans infection préalable, ont été démontrés dès 2021 et confirmés récemment par une étude de Yale.

Le Système canadien de déclaration des effets indésirables liés à la vaccination (SCSESSI) sous-estime grossièrement la fréquence et la gravité de ces manifestations cliniques. Et malgré ce sous-signalement, les données disponibles révèlent que les effets secondaires associés aux vaccins géniques contre la Covid- 19 sont sans précédent dans toute l’histoire de la vaccination.

À titre de comparaison, le système américain VAERS, pourtant reconnu pour sous-estimer les effets indésirables par un facteur allant de 10 à 100, reste de loin plus performant.

Au Canada, le sous-signalement est encore plus marqué, ce qui contribue à entretenir l’illusion que ces vaccins seraient « sûrs et efficaces », comme le martèle le slogan gouvernemental — une affirmation pour le moins fallacieuse.

Il n’en est rien. À titre d’exemple, la Dre Jessica Rose, experte ayant témoigné devant la Commission d’enquête nationale citoyenne (CeNC), en défense du Dr Charles Hoffe a produit une analyse comparative à partir des statistiques officielles.

Ses travaux démontrent que le SCSESSI rapporte six fois moins de blessures vaccinales que le VAERS américain, et jusqu’à 7,2 fois moins en Colombie-Britannique.

En ce qui concerne la remontée des décès post-vaccination, la situation canadienne est encore plus préoccupante. Il est quasiment impossible de trouver, sur les sites officiels du gouvernement fédéral, des données précises sur le nombre de décès attribués à la vaccination.

Tandis que le VAERS recensait, en mai 2024, un cumul de 19 928 décès liés à la vaccination contre la Covid- 19 aux États-Unis, le rapport de l’Ontario — pourtant l’un des plus rigoureux en matière de pharmacovigilance au Canada — n’en dénombre que 45. Rapporté à la population canadienne, ce chiffre devrait théoriquement s’élever à 945 décès, soit 21 fois plus!

Un problème de santé chronique sous-estimé et négligé

Comme le disait Albert Camus: «Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.»
Bien que la COVID-19 aiguë présente des symptômes pouvant être confondus avec ceux d’autres infections respiratoires virales, l’infection par le SRAS-CoV-2 se distingue par certaines manifestations cliniques spécifiques.

Parmi elles: des troubles de la coagulation, principalement liés à l’action pathogène de la protéine spike, et, dans les formes sévères, une tempête de cytokines accompagnée d’une signature immunologique propre à ce virus.

En l’absence de traitements précoces visant à freiner la réplication virale et à moduler la réponse inflammatoire excessive, l’infection peut évoluer vers des formes graves, voire s’installer de manière chronique.

Dès le début de la pandémie, plusieurs traitements efficaces ont été identifiés, comme le montre le site c19early.org. Pourtant, seuls quelques médecins ont osé les prescrire, tandis que la majorité s’est conformée à l’interdiction des autorités sanitaires, sous menace de sanctions. Cette interdiction a facilité l’approbation en urgence des vaccins géniques.

Les témoignages de praticiens ayant traité efficacement les infections à SRAS-CoV-2 montrent que les cas de covid long sont bien plus fréquents chez les patients privés de traitement précoce.

Malheureusement, ces patients, tout comme ceux qui subissent des infections aiguës répétées, continuent d’être inadéquatement pris en charge.

Il est important de rappeler que les vaccins géniques, loin de prévenir l’infection, en augmentent parfois la fréquence, tout en induisant une immunosuppression. Ils génèrent également la production d’une protéine spike exogène, souvent en quantités significatives, et dont la persistance dans l’organisme peut dépasser 700 jours.

Dans ce contexte, il devient légitime de considérer les formes de covid long résultant d’infections récurrentes comme l’un des effets indésirables majeurs de la vaccination.

Depuis le déploiement massif de ces vaccins, il est raisonnable de penser que la majorité des cas de covid long diagnostiqués sont, en réalité, des vax longs, conséquence directe des blessures post-vaccinales liées à cette technologie génique.

Le vax long est un immense problème de santé qui est actuellement la face cachée du covid long. D’après certaines estimations il affecte des dizaines de millions de personnes dans le monde.

On estime en effet qu’environ 10% des personnes ayant contracté une infection au SRAS-CoV-2 sans traitement adéquat développeront un covid long ou vax long (vax/covid long), avec des symptômes plus ou moins sévères.

Parmi ces cas, 10% présentent des syndromes si invalidants que les patients ne sont plus en mesure de fonctionner normalement, ni de subvenir à leurs besoins.

Au Québec, où la grande majorité de la population a été infectée par un ou plusieurs variants du SRAS- CoV-2, parfois à plusieurs reprises, on peut estimer qu’environ 90 000 personnes souffrent actuellement d’une forme débilitante de vax/covid long.

Aux États-Unis, dans les mois suivant la mise en place des mandats vaccinaux, Ed Dowd — venu témoigner devant la CeNC — a évalué, à partir des statistiques officielles, qu’environ 2,4 millions de personnes supplémentaires avaient été déclarées en arrêt maladie, en lien avec des blessures vaccinales.

En extrapolant ces données au Québec, cela représenterait environ 65 000 travailleurs devenus inaptes au travail, ce qui constitue un enjeu majeur de santé publique et un frein notable au bon fonctionnement de l’économie.

Les symptômes classiquement associés au covid long — perte de goût et d’odorat, fatigue chronique, intolérance à l’effort, troubles cognitifs (brouillard cérébral), insomnie, palpitations, douleurs musculaires, dysfonctionnements immunitaires comme l’inflammation chronique et l’auto-immunité — ne sont pas exclusivement dus à une infection par le SRAS-CoV-2.

En réalité, d’autres infections virales, en particulier celles liées à des virus de la famille des herpès (HSV, EBV, CMV, HHV-6, varicelle-zona), sont connues pour persister dans l’organisme et provoquer des symptômes similaires.

Ces virus restent en état de latence grâce à la surveillance exercée par le système immunitaire, notamment les lymphocytes T CD8+. Lorsque cette surveillance est affaiblie, ces virus peuvent se réactiver et causer de nouveaux troubles.

Or, l’immunosuppression induite par une infection sévère au SRAS-CoV-2, caractérisée par une altération de la réponse immunitaire innée provoquée par la protéine spike et par une diminution du nombre de lymphocytes T CD8+, entraîne une vulnérabilité accrue aux infections opportunistes et favorise la réactivation de ces virus latents.

En somme, la persistance de la protéine spike, qu’elle soit liée à une infection ou à sa production accrue par les vaccins géniques, déclenche des mécanismes physiopathologiques similaires.

Il est donc crucial de détecter sa présence ainsi que les marqueurs du dérèglement immunitaire, afin de mettre en place des traitements visant à atténuer ses effets nocifs.

Plus encore, il est impératif d’éviter toute exposition supplémentaire à la spike, notamment par l’administration de doses de rappel des injections géniques.

La voie vers la guérison du vax/covid long passe donc par deux axes essentiels: éliminer la spike résiduelle de l’organisme et rétablir l’équilibre de la réponse immunitaire. Or, ces traitements existent et ont démontré leur efficacité dans plusieurs pays.

Pourtant, ils restent indisponibles au Québec. Cette absence de prise en charge médicale laisse des milliers de patients dans l’impasse, sans espoir de rétablissement durable.

Alors que le vax/covid long commence à être timidement reconnu, les patients sont encore dissuadés de recourir à des traitements offerts par des cliniques privées, notamment aux États-Unis, malgré des résultats souvent probants.

On les prévient d’éviter d’être exploités par des profiteurs, alors que le véritable abandon vient des systèmes de santé publique, laissant ces patients sans solution et, parfois, sans espoir.

Faute de prise en charge au Québec, peut-on reprocher à ceux qui souffrent de vouloir investir pour retrouver la santé? La santé n’a-t-elle pas, justement, «pas de prix»?

L’urgence d’une enquête indépendante

Face à cette interminable liste d’effets indésirables graves, comment croire un seul instant que les bénéfices allégués de ces vaccins géniques, essentiellement théoriques, pourraient surpasser des risques désormais bien documentés, fréquents et trop souvent dramatiques?

Que faudra-t-il pour que nos autorités de santé publique cessent de jouer à la roulette russe avec la santé et la vie de nos concitoyens? Nous sommes confrontés à une véritable pandémie de blessures vaccinales et à une surmortalité alarmante, directement consécutives aux campagnes de vaccination COVID-19.

Il est plus que temps d’exiger une enquête indépendante, rigoureuse et transparente. Il en va de la santé, et de la vie, de milliers de nos concitoyens.


A propos du Dr. Bernard Massie.

Diplômé en microbiologie et immunologie de l’Université de Montréal, il a effectué un postdoctorat à l’Université McGill pour étudier les virus tumoraux à ADN. Il a travaillé au Conseil national de recherches du Canada (CNRC) de 1985 à 2019 en tant que chercheur en biotechnologie. Il a consacré une partie importante de sa carrière au développement de bioprocédés intégrés pour la production industrielle d’anticorps thérapeutiques et de vaccins adénoviraux. Il a également été professeur associé au département de microbiologie et d’immunologie de l’Université de Montréal de 1998 à 2019. Il est actuellement consultant indépendant en biotechnologie. Tout récemment, il a été commissaire sur la Commission d’Enquête Nationale Citoyenne sur la gestion de la Covid19 qui a eu lieu dans 8 villes du Canada.