Auteur : Christian Leray, M.A.

 

Cet article est le deuxième d’une série de deux sur la 5G. Nous avons abordé dans la première partie les risques potentiels de cette nouvelle technologie pour la santé humaine. En effet, bien que les autorités se montrent rassurantes, de nombreux chercheurs indépendants affirment que les ondes 5G augmentent les risques de maladies, notamment les cancers. Si cette technologie permet des débits améliorés, les risques soulevés par ces experts appellent donc à la prudence, d’autant que les avantages conférés pour le grand public par rapport à la 4G sont minimes. Pourtant, le gouvernement « s’est engagé à convertir la majorité du réseau cellulaire à la technologie 5G d’ici 2030 » avec des investissements totaux dans le numérique au Québec de 7,8 milliards. Un tel empressement à de quoi surprendre.

Vu les risques pour la santé et alors que les débits actuels suffisent à l’essentiel de nos besoins quotidiens, on peut s’étonner d’une telle insistance des autorités à aller de l’avant le plus vite possible. Les enjeux économiques sont bien sur majeurs. Mais est-ce vraiment la seule raison?

 

De l’Internet des objets à l’Internet des corps

En fait, comme l’explique Philippe Guillemant, ingénieur physicien français du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) dans ce vidéo (à 4’45), « la menace est qu’on utilise la 5G et les objets connectés pour faire du contrôle et de la surveillance en temps réel sur l’être humain ». En effet, la 5G n’est pas une simple évolution mais un véritable changement de technologie. Grâce à l’explosion des débits et la grande précision qu’elle permettra, elle va nous faire passer de l’Internet des objets (la connexion de nos appareils comme nos téléphones et ordinateurs) à l’Internet des corps (la connexion d’une myriade d’appareils allant de votre montre ou votre bracelet, à votre frigo, votre auto, les lampadaires dans la rue… jusqu’à des puces dans votre corps, voire un implant dans votre cerveau, comme le projette Neuralink, la société d’Elon Musk, qui communiqueront jour et nuit).

Ces échanges d’information, qui nécessitent des débits considérables et n’étaient pas possibles avec la 4G en raison de ses débits « limités », vont le devenir avec la 5G. Cela signifie que tous les objets connectés qui nous entourent, et probablement nous-même dans un futur proche, enverront sans cesse des données. Grâce à la triangulation, les autorités pourront donc savoir avec précision où nous nous trouvons. Avec des puces dans nos corps (par exemple sur un pacemaker), elles connaîtront en temps réel notre état de santé.

Dans le même temps, le projet des villes intelligentes avance. Sous couvert de changement climatique (ou pour toute autre raison, comme par exemple les Jeux Olympiques de 2024 à Paris), les villes du monde entier s’apprêtent à passer à la vidéosurveillance algorithmique en installant partout des caméras biométriques à reconnaissance faciale, le tout géré par l’intelligence artificielle. Ces caméras peuvent vous reconnaitre même si vous êtes masqué ou marchez de dos. Si par extraordinaire vous sortez sans votre cellulaire, les autorités sauront donc tout de même où vous êtes. Ces caméras pourraient aussi mesurer votre température et ainsi déterminer si vous avez de la fièvre et si vous devriez vous confiner en cas d’urgence sanitaire. Dans ce cas, miracle de la technologie, vous pourriez recevoir dans la seconde qui suit un texto vous intimant de rentrer chez vous. Puis, si vous ne vous conformez pas, la visite d’agents (ou qui sait un drone) dans les minutes suivantes.

 

Villes 15 minutes, identité numérique et monnaies numériques de banque centrale

Afin de faire accepter ce projet, qui en temps normal susciterait une grande défiance, les autorités avancent l’argument du réchauffement climatique. L’idée est de créer des Villes 15 minutes, c’est-à-dire des cités dans lesquelles tous les services se trouveraient à moins de 15-20 minutes de marche, afin de réduire les transports, qui sont la principale source de nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Les caméras auraient pour tâche de vérifier que vous n’utilisez une auto (nous indiquons bien « une » auto et non pas « votre » auto car avec l’avènement de la voiture autonome, constructeurs et gouvernements s’entendent pour dire que nous n’aurons bientôt plus d’auto, nous les louerons lorsque nous en aurons besoin) que les jours ou vous en aurez le droit. Un projet pilote a été lancé à Oxford et cela vaut la peine de prendre le temps d’en prendre connaissance.

La 5G va donc permettre la surveillance généralisée de nos vies, bien au-delà de ce que permettait de faire la 4G. Ainsi, derrière une idée en apparence louable pourrait se cacher un véritable projet totalitaire.

C’est d’autant plus inquiétant quand on pense que l’identité numérique (le stockage de toutes vos données au même endroit et numériquement plutôt que d’utiliser différentes cartes pour votre permis de conduire, vos données de santé, votre carnet de vaccination, etc. ce qui permettra leur utilisation par les gouvernements et les compagnies) et les monnaies numériques de banque centrale (MNBC) vont venir s’ajouter à cela (les MNBC sont des monnaies qui seront créées par les banques centrales et qui seront programmables. Par exemple, elles pourraient n’être valides que pour certains types d’achat, ou à certains endroits, durant une période limitée, etc.). Ainsi, si vous n’êtes par exemple pas à jour de vos vaccinations, les caméras et objets connectés qui vous localiseront pourraient vous interdire l’accès à certains types de commerces, par exemple les bars, les restaurants, les cinémas, etc. Les portes pourraient rester désespérément fermées. Cela ne vous rappelle rien?

Pire, comme en Chine, une personne qui aurait critiqué le gouvernement, où qui aurait par exemple utilisé une auto alors qu’elle n’en avait pas le droit (ce qui de toutes façons risque de devenir impossible car prochainement les autos connaîtront votre identité numérique et pourront donc refuser d’ouvrir leurs portières, puis de démarrer), pourrait recevoir automatiquement une amende ou voir ses accès à différents services rendus impossibles. Avec la monnaie numérique, l’État pourrait tout bonnement vous empêcher de faire des achats, ou ceux qu’il estime mauvais pour vous. Par exemple, une personne sur l’aide sociale ne pourrait plus que payer son loyer et acheter des produits de première nécessité. Une personne qui aurait dépassé son « crédit carbone » ne pourrait plus s’acheter de billet d’avion… ou des fruits produits à l’autre bout du monde. Une personne qui a du cholestérol ne pourrait plus acheter d’alcool et de friandises, etc. Les amendes pourraient être directement débitées sur votre compte (s’il n’est pas gelé comme l’avait fait le gouvernement Trudeau avec les personnes qui avaient fait un don aux Cammionneurs).

 

Conclusion

Comme le disait Emmanuel Macron, président de la France en 2021 (lors d’une conversation avec Klaus Schwab, le président du Forum économique mondial), « tout ça a des impacts en termes démocratiques qui sont massifs ! » En permettant l’hyperconnectivité des objets et des corps, la 5G risque de nous propulser dans une société de contrôle, qui risque de ressembler de plus en plus au Crédit social à la chinoise. Alors que le monde est de plus en plus instable (inflation, dette des États, instabilité financière, guerre en Ukraine, montée des BRICS, etc.) et que la contestation grandit (Gilets jaunes et manifestations contre la réforme des retraites en France, Convoi de la Liberté au Canada, “assaut” du Capitole aux USA, montée des “populismes” et de la “désinformation”, etc.), on comprend mieux l’intérêt des gouvernements pour cette technologie alors que comme on l’a vu, la 4G répond déjà à tous nos besoins (lecture de vidéos en temps réel, transfert de fichiers très rapide, etc.).

En y ajoutant les Villes 15 minutes, bardées de caméras et d’antennes 5G qui nous localiseront en temps réel, et les MNBC, qui permettront aux autorités de contrôler notre mode de vie, la menace totalitaire se fait de plus en pressante. Le basculement peut arriver à n’importe quel moment : par exemple, les récentes températures élevées et les incendies qui ont ravagé le Québec ont fait dire à Madame Plante, mairesse de Montréal, et M. Legault, premier ministre du Québec, que cela était la conséquence du réchauffement climatique. Ce dernier a promis d’agir. Dans ce contexte, ils peuvent annoncer à n’importe quel moment la transformation des villes du Québec en villes 15 minutes.

Nous sommes à une porte du totalitarisme.
À nous de nous lever pour dire non.

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