Jusqu’en mars 2023, l’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) reconnaissait un mort associé aux injections covid. Puis un rapport de ce même institut indiqua que l’on était passé… à 63 décès « temporellement associés à la vaccination ». Et aujourd’hui?

 

Plus de déclarations de décès au Québec que pour tout le Canada

Pour le savoir, comme les sites des autorités ne donnent quasiment aucune information, Réinfo Québec a fait deux demandes d’accès à l’information concernant les effets indésirables des injections covid. Les données sont étonnantes. En effet, d’après les documents que nous avons obtenus en date du10 juillet 2025 (numéro de demande 847 00/2024-2025.664)… il apparait qu’il y a eu 197 déclarations de décès. Mais d’après cette autre demande d’accès à l’information en date du 9 juin 2025 (numéro de dossier 2025-25), elles ont toutes été rejetées.

La personne dont le décès avait été reconnu comme lié aux injections n’apparait donc plus dans les statistiques. Et l’on peut se demander où sont passées les 197 déclarations de décès.

On notera avec intérêt que sur la page de Santé Canada qui recense les déclarations de décès suite à la vaccination, seulement 194 déclarations ont été recensées pour tout le Canada. Alors qu’on était à 197 seulement pour le Québec. Est-ce sérieux? Il ne s’agit pourtant là que de l’une des (trop) nombreuses incohérences que nous avons relevées dans ce dossier pourtant extrêmement important.

Sur ces 194 déclarations de décès… les autorités fédérales affirment que seulement 6 seraient apparemment associées aux injections. Les autres sont toutes rejetées pour diverses raisons.

Si on se compare un instant avec le reste du monde, voici les statistiques que l’on peut trouver :

  Canada USA Europe
Taux de déclaration de décès 0,0001%[1] 0,0015%[2] 0,001%[3]
Taux de déclaration d’effets indésirables graves 0,011% 0,0076% 0,017%

 

Si le Canada semble « dans la moyenne » considérant les effets indésirables graves, on constate qu’il y a un problème pour les décès puisque le nombre de déclarations est famélique[4].

 

Conflits d’intérêt

Rappelons qu’au Québec et au Canada, la « surveillance » est passive , c’est à dire qu’aucune démarche spécifique n’est faite pour suivre l’état de santé des personnes qui ont reçu les produits. Par ailleurs, plusieurs études ont montré que seulement de 1 à 10% des effets indésirables et des décès sont déclarés. Ce problème de sous-déclaration est exacerbé au Canada car seuls les soignants peuvent remplir des déclarations d’effets indésirables. Mais n’étant pas payés pour le faire et ayant eux-mêmes vacciné ou invité leurs patients à le faire, ils ne remplissent quasiment aucune déclaration. Cela serait pour le moins compromettant. Ainsi on comprend la tendance à nier les effets indésirables… et à minimiser considérablement le nombre de déclarations, ce qui fait l’affaire des autorités.

Dans le même temps, des médecins nous ont appris que leurs déclarations avaient été classées sans suite… sans aucune enquête! D’autres, qui ont déclaré des effets indésirables nous ont expliqué avoir reçu des appels de vérification de la santé publique. Craignait-on qu’ils contribuent à l’hésitation vaccinale? Des infirmières nous ont également rapporté la pression dont elles faisaient l’objet pour minimiser les effets indésirables.

Sachant que ce sont les personnes qui ont fait la promotion des injections… qui sont aussi en charge de déterminer leur sécurité après coup, elles sont en conflit d’intérêt. Est-il alors surprenant de constater que les déclarations soient toutes rejetées sans examen sérieux? Dans ces conditions, est-il juste d’affirmer que les injections étaient et sont sécuritaires?

 

Des programmes rigoureux de surveillance?

Nous remettons ainsi en question l’affirmation de certains « experts » voulant qu’ « il existe des programmes rigoureux de surveillance des effets secondaires liés à la vaccination au Québec, au Canada ». Affirmation démentie chaque jour davantage lorsque l’on constate la façon dont sont gérés les fameux « programmes ».

Par exemple, comme l’a rapporté le réseau de télévision anglophone Global News, le programme monté par le fédéral pour l’indemnisation des victimes est tout simplement effarant : les journalistes ont ainsi remarqué que la compagnie Oxaro (anciennement Raymond Chabot Grant Thornton), qui a remporté l’appel d’offres du fédéral pour gérer le Programme de soutien aux victimes d’une vaccination (PSVV), a dépensé environ 36,3 M$ en frais administratifs, soit le double du montant (18,1 M$) versé aux victimes. Global News cite notamment un ancien employé qui affirme que « les bureaux d’Oxaro ressemblaient à une vraie cour d’école ». Des employés regardaient Netflix tandis que d’autres jouaient au ping-pong…

Finalement, alors que quelques 3 700 demandes d’indemnisation ont été envoyées au PSVV, 1 700 personnes sont toujours en attente d’une réponse, même si l’Agence de santé publique du Canada promet un « soutien financier juste dans des délais raisonnables ». Global News rapporte ainsi le cas de Carol Messenger, une résidente de Colombie britannique, qui victime d’une myélite transverse 25 jours après sa deuxième dose n’a toujours rien reçu… tandis que la compagnie la déclarait décédée. Alors que ce programme a été créé en 2021 et qu’il prévoit au total 62,5M$, la compagnie en a déjà reçu 54…. Cela a forcé la ministre fédérale de la Santé à finalement réagir avec étonnement pour déclarer que cela est « inacceptable ». Elle n’avait apparemment rien remarqué jusque-là et cela a pris une enquête journalistique pour révéler les faits.

Tout cela montre que, contrairement à ce qui a été affirmé par les « experts », les fameux « programmes rigoureux de surveillance des effets secondaires liés à la vaccination au Québec, au Canada » ne sont pas sérieux. On aimerait savoir sur quoi ces experts s’appuient pour soutenir de telles affirmations alors qu’ils n’ont apparemment aucune connaissance de ce qui se passe réellement au sein de ces programmes

En fait, leurs connaissances sur la question sont extrêmement réduites, voire inexistantes. Mais cela ne les a pas empêchés de prendre la parole, d’affirmer qu’il faut vacciner les enfants et que donc s’il y avait un problème, ces programmes nous alerteraient. C’est au point où l’on peut se demander si eux-mêmes ont rempli une seule déclaration d’effet indésirable. Rien que cela leur aurait permis de comprendre que ces « programmes » ne sont pas si « rigoureux ». En se comportant de la sorte, ils ont instillé au sein de la population un faux sentiment de sécurité.

Ces gens (mais pas qu’eux) ont donc une responsabilité immense car ils ont profité de leur réputation pour inciter la population à se faire inoculer un produit inutile et dangereux.

 

Comment est mon lot?

Intéressons-nous maintenant à la question de la sécurité des lots.

Comme c’est le cas pour tout produit commercial, les injections covid, notamment celles à ARNm, sont distribuées par lots dont il est possible de retracer le numéro. On sait déjà que certains lots ont une qualité « douteuse » depuis notamment la publication d’une étude danoise en janvier 2023 Les taux d’effets indésirables de certains d’entre eux (les lots bleus) étaient tels qu’ils étaient rapidement retirés. Inversement, certains lots ne présentaient aucun problème, ce qui confirme l’hypothèse de leur variabilité.

Cependant, les autorités ne diffusent quasiment aucune donnée au sujet des lots et c’est pourquoi nous avons dû faire des demandes d’accès à l’information pour « arracher » ces informations pourtant essentielles. Ainsi, d’après les documents que nous avons obtenus auprès du ministère de la Santé et des services sociaux en application de la loi de l’accès à l’information[5], 26 millions de doses auraient été injectées au Québec dont 2,15 millions chez les moins de 18 ans (ce qui montre qu’eux aussi ont été très injectés).

Chose étonnante : 10 853 116 individus auraient reçu au moins une dose sur une population de 8,5 millions d’habitants. Il y aurait donc plus d’individus dans la base de données du MSSS que dans la population. D’autant que près de 1,3 million de Québécois n’auraient pas reçu d’injection[6].

Donc plus de 2 millions de personnes « inexistantes » se seraient faites inoculer (potentiellement plus de 3 millions). Comment comprendre ce décalage de statistiques? Est-il légitime de questionner la rigueur des analyses statistiques au sein du MSSS?

Une fois encore les données que nous présentent les autorités sont pour le moins questionnables. Et pourquoi celles-ci ne sont-elles pas accessibles sur les sites officiels?

Enfin, nous avons pu obtenir un fichier Excel qui présentait les différents lots de « vaccins » (chaque dose fait partie d’un lot) en fonction du nombre de doses injectées, des MCI, des hospitalisations et des déclarations de décès (rappelons que finalement toutes les déclarations de décès supposés être en lien avec les injections ont été rejetées par les autorités ici au Québec).

En extrayant les données, nous avons pu obtenir pour chaque lot le nombre de doses, le nombre de MCI et le nombre de déclarations de décès. Ensuite, un simple pourcentage permet de calculer le taux de MCI et de décès par rapport au nombre de doses et d’individus. Les résultats sont présentés dans la feuille 1 du fichier. Ils permettent d’identifier les lots les plus problématiques avec le plus de déclarations d’effets indésirables graves ou de décès.

Ce que l’on découvre fait à nouveau douter de l’intégrité de ces données. Par exemple, certains lots avaient 3 ou 4 lignes (chacune indiquant un certain nombre d’effets indésirables graves) avec parfois plus de MCI que d’injections effectuées. Par exemple, si on en croit une ligne du document, un individu qui aurait reçu une dose du lot HD9867 aurait eu 119 MCI, ce qui fait beaucoup pour une seule personne. Cela ne prend son sens que si l’on additionne avec la ligne suivante, dans laquelle il est présenté que… 644 761 individus auraient été inoculés à partir de ce lot, cette fois-ci sans aucun effet indésirable. Nous avons donc dû faire des additions pour avoir les « vrais chiffres » par lots.

Finalement, le lot le plus létal semble être le numéro NA0079 avec 368 doses et 3 morts. Ce qui donne un taux de décès de 0,81% (près d’une personne sur 100)!

Le 2e plus mortel semble être le 006H23-2A, avec 0,02% de décès.

Rendu là, n’oublions pas que ce sont des déclarations… et que la réalité est surement bien supérieure.

 

Un effet indésirable grave tous les 500 « vaccinés »

Toujours selon les données du MSSS, au chapitre des effets indésirables graves, les lots les plus problématiques sont identifiés comme « inconnus ». L’un d’entre eux monte à un taux de 4%. C’est de loin le plus élevé[7].

Les plus inquiétants sont HH6775 (1,28%), 300042698 (0,77%), 300042460 (0,58%), 300042722 (0,34%), 3001658 (0,33%) et 4301MF016 (0,31%).

Pour le reste, la plupart sont entre 0,1% et 0,01%, soit entre un pour 1 000 et 10 000 doses. Quand on sait que le ministre de la Santé de l’Ontario reconnait une myocardite pour un jeune vacciné sur 5 000, et uniquement pour les myocardites, on ne peut que s’interroger sur ces taux aussi bas ici au Québec.

Tentons une petite analyse statistique exploratoire : si on multiplie par 10 considérant les sous-déclaration (hypothèse courante dans la littérature pour les effets graves), puis en divisant par deux puisque pratiquement tout le monde a eu au moins deux doses, si on part d’un taux d’effets indésirables de 1/10 000, on arrive à un effet indésirable grave toutes les 500 personnes. Ce qui est considérable.

Quel serait l’état de la situation avec une pharmacovigilance active, si l’on faisait un suivi à long terme de tous les vaccinés… et si on comparait leur état de santé à celui des non vaccinés? À l’heure où l’ISQ (Institut de la statistique du Québec) reconnait une hausse « inexpliquée » de la surmortalité de 10%, 23% chez les jeunes, se pencher sur la question avec sérieux apparaît fondamental et absolument nécessaire.

On parle chez les moins de 50 ans d’environ 500 personnes de plus qui sont décédées que ce qui était attendu… durant les seuls neufs premiers mois de 2023. Qu’en est-il au total depuis les débuts de la campagne d’injection?

Ce graphique de l’ISQ (Institut de la statistique du Québec) montre qu’il y a toujours une importante surmortalité chez les jeunes en 2025 (ligne bleu clair) :

On aimerait aussi savoir si les responsables (santé publique et politiciens) ont été avertis des remontées de la pharmacovigilance et ce qu’ils ont fait pour protéger la population quand ils ont su. Mais on peut se poser de très sérieuses questions lorsque l’on écoute cet extrait dans lequel Horacio Arruda, le chef de la santé publique de l’époque, explique qu’

Il faut éviter d’entrer dans le débat de la myocardite, qui est un signal actuellement parce qu’on ne voudrait pas que le monde se mette à avoir peur. Dans les faits, techniquement, ce que l’on fait c’est que l’on gagne du temps.

 

Ce même Horacio Arruda qui « a empêché la diffusion de données sur le cancer à Rouyn-Noranda » afin de protéger la Fonderie Horne, appartenant à Glencore, celle-ci émettant de l’arsenic, qui est cancérigène… de l’aveu même de M. Arruda.

Ce cas à Rouyn-Noranda montre bien que la santé publique dépend du politique et que celui-ci, loin de défendre les intérêts de la population et de jouer la transparence peut au contraire tenter de cacher les données gênantes. Les propos de M. Arruda sur les myocardites confirment ce constat.

Ainsi, lorsqu’on l’entend faire une telle déclaration, on comprend que les autorités étaient au courant, et ce en dépit d’une pharmacovigilance passive totalement défaillante. Cependant, selon nos informations, elles n’ont rien fait et ont au contraire tenté d’étouffer l’affaire. Au mépris de la santé de la population. Dans le même temps, à l’heure des déficits géants, alors qu’il apparait que la pharmacovigilance est déficiente et que de forts soupçons pèsent sur la sécurité de ces injections, les autorités en commandent à nouveau des millions de doses (200 millions de dollars avec Moderna et 116 millions pour Pfizer).

Que dire sinon que cette attitude est tout simplement criminelle?

 

[1] 📌 Source :

📊 Données (au 4 août 2023, dernière mise à jour complète trouvée) :

  • ~97 700 000 doses administrées
  • 11 702 effets indésirables graves signalés
  • 123 décès signalés

🧮 Calculs :

  • Décès : 123 / 97 700 000 × 100 = 0,000126% ≈ 0,0001 %
  • Graves : 11 702 / 97 700 000 × 100 = 0,0119% ≈ 0,011 %

 

[2] 📌 Source :

  • CDC / FDA – VAERS Data (2022-2023 extractions, rapportées aussi dans plusieurs synthèses CDC).
    👉 hhs.gov/data.html

📊 Données (jusqu’à mi-2023) :

  • ~676 000 000 doses administrées (COVID-19)
  • ~10 000 décès signalés
  • ~51 000 effets indésirables graves signalés

🧮 Calculs :

  • Décès : 10 000 / 676 000 000 × 100 = 0,00148 ≈ 0,0015 %
  • Graves : 51 000 / 676 000 000 × 100 = 0,0075% ≈ 0,0076 %

 

[3] 📌 Source :

📊 Données (fin 2023) :

  • ~1 000 000 000 doses administrées dans l’UE/EEE
  • ~10 000 décès signalés
  • ~170 000 effets indésirables graves signalés

🧮 Calculs :

  • Décès : 10 000 / 1 000 000 000 × 100 = 0,001%
  • Graves : 170 000 / 1 000 000 000 × 100 = 0,017%

 

[4] ⚠️ Limites méthodologiques

  • Ces chiffres sont issus de pharmacovigilance passive → beaucoup de sous-déclaration.
  • Causalité non établie : décès signalés ≠ décès confirmés causés par le vaccin.
  • Les chiffres varient selon la période (ex. 2021 vs 2023 vs 2025).
  • Les définitions de « grave » diffèrent légèrement selon les agences.

 

[5]  DA N/Réf.: 1847 00/2024-2025.664

[6] D’après l’INSPQ, 84,8% de la population aurait reçu au moins une dose : https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/vaccination. La population du Québec étant alors estimée à environ 8,5 millions d’habitants, en appliquant 15,2% à 8,5 millions, on arrive à 1 292 000 de personnes qui n’auraient reçu aucune dose de « vaccin ».

[7] On serait donc capables de retracer des lots de melons, de laitues ou de pistaches qui présentent des risques pour la santé mais on aurait certains produits pharmaceutiques générant jusqu’à 4% d’effets indésirables graves qu’on est incapables d’identifier?