Quand on pense à la covid, on se rappelle surtout des confinements, des masques, des couvre-feux et des « vaccins ». Mais on oublie un peu vite un élément pourtant central : le traçage.

 

Voici qu’une étude de l’Université de Genève (UNIGE) et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) « conclut que le suivi des contacts de malades à lui seul n’a pas suffi pour interrompre la propagation du coronavirus ».

« Le contact-tracing seul n’a eu qu’une efficacité relative sur la dynamique de l’épidémie », disent les auteurs de l’étude. Ils soulignent néanmoins l’importance du traçage comme soutien psychologique auprès de la population pour répondre aux questions et rassurer durant cette période anxiogène.

 

Trois mois d’impréparation

Plusieurs années plus tard, au détour d’un article perdu dans la masse, voilà que l’on nous dit que le traçage a donc échoué. Mais cela était-il prévisible?

On peut tout d’abord constater que les autorités ont eu près de 3 mois (en fait plus) entre l’annonce fin décembre 2019 de l’apparition de cas de « pneumonies atypiques » en Chine et le début du 1er confinement mi-mars 2020. Pourtant, rien ou presque n’a été fait. En effet, les autorités rappelaient à l’époque que les risques étaient minimes. Horacio Arruda, le chef de la santé publique craignait davantage une « épidémie de peur ». Il était même tellement confiant qu’il est parti « pour effectuer un voyage d’affaires, mais surtout d’agrément » du 26 février au 8 mars (3 jours avant la déclaration de « pandémie mondiale » de l’OMS). Résultat : rien n’était prêt.

Ainsi, il n’y avait ni masques ni combinaisons, ni aucun plan d’urgence. Les gens circulaient normalement dans les aéroports, sans qu’aucune mesure ne soit prise.

Il n’y avait pas non plus de tests, ou alors il y en avait tellement peu que l’on en faisait le moins possible. C’est d’ailleurs leur nombre limité qui a permis au Québec de classer « morts covid » pratiquement tous les ainés qui décédaient, pourvu que « la cause présumée du décès est la covid ». Ces morts annoncées tous les jours par les médias sans rappeler qu’il s’agissait de personnes très âgées et très malades, probablement en toute connaissance de cause afin de faire paniquer la population, a eu pour conséquence que celle-ci accepte toutes les mesures.

 

Le traçage : oui mais quand?

La grande solution prônée par les gouvernements a alors a été le « traçage ». Partant du principe qu’en identifiant les personnes contaminées et en les isolant on pourrait peut-être mettre fin à l’épidémie, les autorités se sont alors lancées dans une course aux tests. Sauf que là encore, c’était beaucoup trop tard. Il aurait fallu tester tous les gens arrivant de Wuhan, de Chine puis d’ailleurs en janvier et février. Mais après, sachant que le virus était extrêmement contagieux, il était beaucoup trop tard.

C’est pourtant ce qui a été fait : alors qu’il était beaucoup trop tard pour qu’une stratégie de traçage ait une quelconque chance de donner des résultats, les autorités se sont lancées à fond dans l’opération… à partir de l’été 2020, alors qu’il n’y avait quasiment plus aucun cas.

Alors que l’immense majorité de la population n’avait strictement rien à craindre, le très grand résultat de l’opération a été :

 

Combien coutait un test pour la covid?

On ne connaitra probablement jamais les couts engendrés par les millions de tests PCR effectués durant la pandémie. D’après un article de Radio-Canada publié en octobre 2020, « chaque test de COVID-19 coûte, au bas mot, entre 55 et 102 $ au Trésor public. »

C’est en fait beaucoup plus car cela ne tient pas compte de nombreux couts. Essayons d’y voir plus clair dans cet article qui est loin de tout dire :

  • Le coût de chaque prélèvement atteint, en moyenne, 31 $. Il s’agit de coûts en ressources humaines uniquement.
  • Il faut y ajouter le cout de l’analyse des échantillons en laboratoire : En moyenne, celui-ci varie entre 24 et 71 $ :
  • Puis il y a tous les couts suivants… mais l’article ne donne pas de montants :
    • matériel de prélèvement et de protection :
    • conservation des échantillons :
    • transport :
    • frais d’installation des centres de dépistage et location des locaux :
    • frais nécessaires à la communication des résultats aux patients dépistés :
    • ressources mobilisées chaque jour pour noter le résultat de chaque analyse :
    • montant des appareils qui ont dû être achetés dans plusieurs laboratoires du Québec pour faire face à la demande imposée :

Donc le 102$ annoncé par Radio-Canada est vraiment le « prix de base ». Les montants sont faramineux.

De nos jours, on peut trouver les tarifs suivants :

Mais on est en février 2024. Quels étaient les montants en 2020 et 2021? Mystère.

 

Mais surtout, cette explosion du nombre de tests à partir de l’été 2020, combinée au fait que les tests PCR étaient beaucoup trop sensibles du fait de leur réglage sur un trop grand nombre de cycles, a permis de faire perdurer l’épidémie avec la hausse des « cas » apparue à partir de septembre 2020, ce qui a mené au ruineux deuxième confinement (il a duré 9 mois, du 1er octobre 2020 au 25 juin 2021). Deuxième confinement dont nous payons aujourd’hui les conséquences avec une dette record et des commerces et petites entreprises au bord de la rupture.

Si une « pandémie » réapparait (mais on sait dans les faits que cela ne peut arriver car les pandémies (du moins les « naturelles ») n’apparaissent que lorsque les organismes sont affaiblis suite à des famines ou des guerres… et qu’elles sont soit très létales comme Ebola avec une quasi-impossibilité de se disséminer largement, ou alors très contagieuses mais faibles comme la grippe par exemple), que faudrait-il alors faire?

Et bien d’après les auteurs de l’étude suisse, il faudrait refaire exactement comme pour la covid. Ils précisent ainsi que

[le traçage reste pertinent], à condition de s’inscrire dans un arsenal plus large. « La leçon à tirer c’est que la réponse doit être plurielle. » Selon elle, si une nouvelle pandémie devait survenir, le traçage ferait toujours sens, couplé à d’autres mesures comme le port du masque, le vaccin, la limitation des attroupements, la généralisation de systèmes de filtrage de l’air dans des lieux comme les écoles et surtout, une meilleure communication avec la population pour optimiser l’adhésion aux mesures.

 

On a donc une mesure dont on a vu qu’elle a été utilisée (sciemment?) au mauvais moment puis s’est avérée inefficace avec des coûts économiques et sociaux désastreux. Et qui a au contraire permis de prolonger la durée de la « pandémie » en créant une « épidémie de cas ». Mais les « chercheurs » nous disent de refaire la même chose. Qui sait : cela marchera-t-il peut-être cette fois?

On passe sur les incroyables propositions de réutiliser les masques (tant d’études montrent pourtant qu’ils sont inefficaces et dangereux) et de vacciner à nouveau (les données montrent que les vaccins sont inefficaces et dangereux). On constate avec effarement que rien n’a été appris du covid et que les autorités referont à l’identique… ce qui a pourtant totalement échoué.

Nous nous contenterons, pour conclure, de laisser la parole à Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».

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